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31/08/2009

Travailler 195 jours par an pour l’état : est-ce bien raisonnable ?

C’est l’association Contribuables associés qui révèle ce chiffre. Ainsi du 1er janvier de l’année 2009 au 15 juillet 2009, vous avez travaillé pour l’état ! Et ça n’est qu’à partir du 16 juillet 2009 que vous commencez à travailler pour vous !

Ces 195 jours servent à payer les dépenses de l’administration publique, et bien sur la dette publique, et surtout ses intérêts !

Certes, le taux de prélèvements obligatoires devrait baisser “en théorie” pour passer de 43,9% en 2006, puis 43,2% en 2007, 42,8% en 2008 et finalement 42% en 2009.

Déjà, qui pourrait croire à ce chiffre, ne serait-ce qu’avec le financement du RSA qui pèse à hauteur de 1,1% de toutes les plus-values de placements mobiliers et immobiliers (contrairement à ce que dit le gouvernement, ça n’est pas du tout négligeable !).

Quant à la baisse de la TVA dans la restauration, elle ne profite pas réellement à tout le monde, car elle est complexe, et qu’un tiers des restaurateurs ont à ce jour joué le jeu, donc, tous les consommateurs n’ont pas pu profiter de cette baisse.

Enfin, le plan de relance n’augmenterait les taux de prélèvements obligatoires que de 0,1% en 2010 selon le gouvernement : je croyais qu’il n’y allait pas avoir de nouveaux impôts ? Si le taux de prélèvements obligatoires augmentent, c’est qu’il y va en avoir une !

Bref, avec cette hausse des taux des prélèvements obligatoires, le gouvernement admet une future hausse d’impôt/taxe/charge (pour ceux qui en doutaient encore).

Quand on y regarde dans le détail, c’est la chute des recettes fiscales notamment sur l’impôt sur les sociétés, qui explique en grande partie la baisse de ce taux. En effet, l’impôt sur les sociétés est calculé sur les bénéfices des sociétés, quand elles en font.

Tous les français devraient donc être ravis et enchantés que les sociétés en France fassent beaucoup de profits pour payer encore plus d’impôt !

Enfin, ce taux revient à son taux de 1993. Son pic était en 1999 à 44,9% !
Pourquoi ? Parce qu’en 1993, nous étions aussi en crise et que les recettes fiscales étaient aussi en baisse. En 1999, c’était la croissance forte, et l’état connaissait une forte hausse des recettes fiscales.

Ainsi, ce taux est à suivre à moyen terme, sur un cycle économique, car il ne permet pas sur une année de lisser les variations liées au contexte économique.

Pour info, ce taux est autour de 27 à 28% aux USA et Japon, de 35% en Allemagne (pourtant pas un pays réputé “libéral”), de 41% en Italie, 36% au Royaume Uni et en Espagne (chiffres de 2005).
La moyenne de l’OCDE est de 36%.

Bref, nous avons encore du chemin à parcourir pour ne serait-ce que parvenir à la moyenne des pays de l’OCDE.

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13/05/2009

Protection des emplois : une mesure sociale, la TVA sociale !

La TVA est l’impôt le plus efficace en terme de coûts de prélèvement (car payée par les sociétés qui sont moins nombreuses que les particuliers et que les mécanismes sont extrêmement simples).

Elle est aussi la première recette de l’état français en représentant la moitié du budget.

La TVA ne représente donc environ 18% de prélèvements obligatoires pour un total autour de 45% pour l’état français (18% car il y a des produits à TVA réduite).

Donc, si l’on double la TVA, et que l’on supprime toutes les autres taxes/impôts/charges sociales, on parvient à 36% de prélèvements obligatoires et l’on gagne 9 points de prélèvements obligatoires pour un budget similaire.

Et, tout en gardant les mêmes prestations sociales de notre pays, nous avons supprimé comme impôts/charges/taxe

- charges salariales sur le travail : pèse sur le coût du travail et la compétitivité des travailleurs français, et donc des produits et services français

- charges patronales sur le travail : même chose

- impôt sur les sociétés : pèse sur l’investissement et l’embauche

- impôt sur le revenu : pèse sur les jeunes, et favorise les rentiers

- impôt succession : favorise les grandes dynastie et grandes familles, à la limite il faudrait peut être le garder

Ainsi, un produit français (au sens produit en France) gagnerait environ 45% de charges sociales + 20% d’impôts - 36% de TVA en france soit 29% de gain de compétitivité.

Et un produit étranger (au sens produit à l’étranger) perdrait 18% de compétitivité.

Soit un gain produit français/produit étranger de 47% de compétitivité !

Certes, le t shirt vendu 0,40 euros en Chine ne sera pas plus cher que celui en France, mais cela nous permettrait de repasser devant pas mal de pays européens !

Et donc, ce sont les produits étrangers qui paieraient notre protection sociale, que beaucoup nous envient !

Juste quelques effets de bord à corriger, comme les jeunes, les étudiants, et les retraités, dont il faudra remonter les bourses ou pensions pour qu’elles puissent vivre sans baisse de pouvoir d’achat.

Voilà comment défendre nos emplois, nos produits, nos sociétés, et notre économie par rapport aux autres !

Mais, c’est rapé depuis que Laurent Fabius, homme social d’idées, a taclé Jean Louis Borloo, centriste social, lors des législatives 2007 !

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