C’est ce que propose donc LOGICA : des collaborateurs en mission chez des clients, qui se sont vus proposer des congés sans soldes à 25% de leur rémunération brute limités à 90 jours, pour libérer de "la place" pour des collègues en inter contrat (à savoir à la recherche de mission chez des clients, et donc, payés plein pot pour rester chez l’agence).
Solution trouvée par le jeune DRH de 33 ans de Logica, qui doit bien avoir le sens de l’humour.
Résumons, toi, Pierre, tu travailles bien avec ton client? Tu es débordé de projet? Rentre chez toi pour un revenu équivalent à un RMI, et laisse la place à Paul qui lui, se tourne les pouces à l’agence! Le client et Pierre apprécieront. Car 25% du salaire d’un collaboteur Logica doit tourner autour du RMI (sachant qu’avec les aides, le RMI équivaut plutôt à un revenu entre 600 et 900 euros suivant les aides/prestations supplémentaires utilisées lorsqu’on le percçoit).
Grosso modo, alors que le chômage partiel vient de passer à 75% de rémunération brute contre 60%, Logica vient de trouver une parade : pas de licenciement, le RMI et restez chez vous, mais on vous garde au cas où la croissance reparte !
Inadmissible ! Tout simplement:! Logica veut le beurre et l’argent du beurre : économiser trop sur le dos de ses salariés pour le coût d’un RMI ET les garder au cas où l’économie et les besoins informatiques repartent.
Or, je rappelle que le chômage en France est mieux rémunéré que 25% du salaire, et le résultat est le même : on reste chez soi tout en percevant une rémunération (plus élevé dans le cas des allocations chômages).
Personnellement, je préférerai donc un licenciement, qui sera rémunéré à au moins 60% du salaire, qu’un congé sans soldes pour 25% du salaire.
Pour finir sur LOGICA, toutes les formations 2009 ont été purement et simplement annulées, mais bien sur, LOGICA va bien (je vais bien, tout va bien).
Enfin, ATOS, pour ne pas les citer, utilise la solution opposée : à savoir forcer ses collaborateurs à ne pas prendre de congés payés pour faire plus de chiffres d’affaire.
Heureusement que l’informatique est le secteur le moins touché.
Elle a vraiment bon dos la crise ! Les solutions pour la contrer sont totalement opposées dans 2 cas, à croire que les objectifs sont différents de "sortir" de la crise dans l’un des cas (voire les 2).
Partagez sur Facebook